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LE QUOTIDIEN.
ET CE QUI, PARFOIS, DEMANDE DAVANTAGE.
La plupart du temps, ces gestes font simplement partie du métier.
Et puis certaines situations mobilisent davantage.
Un jeune qui se ferme dès qu'un sujet est abordé. Une limite qui provoque systématiquement la même réaction. Une relation qui devient progressivement plus difficile. Une situation qui continue de mobiliser le professionnel après coup. Une équipe qui cherche comment répondre sans reproduire ce qui ne fonctionne plus.
Elle fait partie des situations d’accompagnement. Et donc des pratiques professionnelles.
LES ÉMOTIONS PEUVENT ÊTRE PRISES EN COMPTE AVANT MÊME DE DEVENIR UNE DIFFICULTÉ.
CHEZ LES PERSONNES ACCOMPAGNÉES.
Une émotion peut surgir dans une séparation, une frustration, un apprentissage, une relation, une limite, un changement ou une situation nouvelle.
La plupart du temps, nous trouvons comment gérer ce que nous ressentons.
Mais parfois, une même difficulté revient dans des situations similaires : la peur se réactive, la colère monte, l’évitement s’installe, la personne perd ses moyens ou cherche à contrôler la situation.
Transmettre des repères permet aussi d'agir en amont : avant qu'une difficulté s'installe, se répète ou prenne davantage de place.
CHEZ LES PROFESSIONNELS.
Accompagner expose également à des situations qui mobilisent émotionnellement : poser une limite, faire face à une opposition, annoncer une décision, maintenir une relation, gérer une urgence, reprendre une situation difficile.
Le plus souvent, le professionnel traverse la situation et poursuit son travail.
Mais certaines réactions reviennent : appréhension avant une situation, irritation face à certains comportements, perte de moyens, besoin de contrôler, difficulté à prendre de la distance après coup.
Pouvoir réguler ce qui se joue pour soi soutient la disponibilité professionnelle et participe aussi à la prévention de l'usure.
Auprès des professionnels. Auprès des personnes accompagnées.
Intégrer des repères dans les pratiques professionnelles.
Se former à la régulation émotionnelle pour pouvoir la mobiliser dans les situations rencontrées : pour soi, dans la relation d’accompagnement et au sein de l’équipe.
Le travail peut répondre à une difficulté déjà présente, mais aussi soutenir les pratiques et prévenir l’usure émotionnelle.
Transmettre directement des repères de régulation émotionnelle.
Enfants, adolescents ou adultes peuvent apprendre à réguler les difficultés émotionnelles qui se répètent et intégrer des repères mobilisables dans leur quotidien.
L’objectif : qu’ils puissent progressivement les mobiliser de manière autonome.
Articuler les deux niveaux dans un même dispositif.
Former les professionnels et transmettre des repères aux personnes accompagnées permet de construire une continuité entre les temps de formation, d’accompagnement et le quotidien.
Des repères partagés, que chacun peut mobiliser selon ses besoins et dans son quotidien.
Chaque structure a sa réalité. Ses publics. Ses pratiques. Ses besoins.
PARTIR DE CE QUI EST LÀ.
Une structure peut vouloir prévenir l’usure professionnelle, former une équipe, soutenir les pratiques, transmettre des repères aux personnes accompagnées ou travailler une difficulté qui se répète.
Avant de définir une intervention, il s’agit de regarder ce qui est déjà là :
Les besoins exprimés. Les situations rencontrées. Les personnes concernées. Les ressources déjà présentes. Ce qui fonctionne. Ce qui se répète.
DÉFINIR CE QUE L’ON VEUT FAIRE ÉVOLUER.
Selon ce qui apparaît, le travail peut concerner les professionnels, les personnes accompagnées, une équipe ou plusieurs niveaux à la fois.
Il peut s’agir de développer des repères en prévention, de travailler une difficulté déjà présente ou d’agir sur une dynamique qui s’est installée.
La forme vient ensuite :
elle se construit à partir de l’objectif poursuivi et de la réalité de la structure.